Mondial de Paris et d’Alger

114-01-04 Contrairement aux années précédentes, où le Ramadhan a toujours inspiré les concessionnaires automobiles en procédant à l’organisation de différents événements pendant les soirées, pour cette première semaine du mois sacré, rien n’a encore été annoncé, hormis Fiat qui a trouvé une bonne opportunité d’organiser “le mois de l’Utilitaire”. Le groupe Ival expose donc de nouveaux produits avec des prix qui risquent de déranger la concurrence, sachant que la qualité de la marque italienne n’est plus à démontrer.
L’autre fait marquant est ce grand événement international qu’est le Mondial de Paris. L’édition 2006 a été, selon tous les présents, “quelque peu morose”, du fait qu’on a assisté beaucoup plus à des concepts qu’à des nouveautés. Ajoutez à cela la conjoncture difficile que traversent les constructeurs européens, notamment français. Ces derniers souffrent en effet de la perte de parts de marché non seulement au niveau mondial, mais aussi en France. Le groupe PSA (Peugeot-Citroën), par le biais de son patron M. Foltz, annonce une nouvelle stratégie qui doit aboutir à la suppression de 10 000 postes d’emploi, avant de céder son fauteuil en 2007 pour laisser les mains libres à son successeur. Renault, quant à lui, n’a présenté aucune nouveauté, il “navigue” toujours avec la même gamme qui devient vieillissante, perdant par la même occasion beaucoup de parts de marché.
Pour le moment, il se contente de Dacia Logan, mais là le groupe de “la marque au losange” semble s’engouffrer dans un marché avec un seul segment, qui est déjà attaqué par les asiatiques. Le seul “peinard” de ce Mondial n’est autre que le japonais Toyota qui se place comme une force tranquille avec un objectif : se hisser à la tête des meilleurs constructeurs automobiles mondiaux. Si on revient aux français, le Salon de Paris ressemble étrangement à la situation que vivent ces marques en Algérie. Perte de parts de marché, prix des véhicules trop chers pour la majorité des bourses algériennes, qui se sont rabattues ainsi sur les coréennes et autres chinoises. Pour la presse nationale qui a couvert ce Salon, le Mondial de Paris (c’est aussi celui d’Alger pour les marques traditionnels), les représentants de ces constructeurs en Algérie gagneraient, eux aussi, à changer de stratégie, à l’image de leurs boss.

M.C.

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