Hausse des prix et baisse des ventes assurées

180-06-01

Plus de crédits pour l’automobile, plus de subvention, l’Etat a décidé de laminer le marché automobile et il en a les moyens. Donc fini le rush automobile qui devient inaccessible au commun des mortels et plus cher par la surtaxe pour ceux qui ont le pouvoir d’achat.

 

La publication de la loi de finances complémentaire 2009 (LFC) vient de mettre fin à toute polémique qui a animé tardivement l’actualité automobile algérienne ; compte tenu des nouvelles dispositions qui régissent toute l’activité automobile, la loi complémentaire annonce, à travers ces mesures, clairement la volonté des pouvoirs publics de freiner les importations automobiles à travers des taxes directes ou indirectes; en plus de la taxe 2008, certains segments de marché comme les grosses cylindrées, les camions et les engins pour travaux publics sont frappés de nouveau par une taxe, la suppression du crédit, sans compter les taxes indirectes tels les frais et taxes pour toute opération de domiciliation pour les importations qui sûrement va se répercuter sur le prix du véhicule.
Ce sont tous ces facteurs qui assurent une future hausse des prix des véhicules neufs. Cette hausse va être accentuée par la dévaluation du dinar.
De ce fait, le second semestre 2009 s’annonce sombre comme pour les concessionnaires qui sont loin de leur objectif : la loi complémentaire vient de donner le coup de barre au marché de l’automobile qui a déjà été frappé par la mesure régulant le trafic portuaire applicable à partir du 1er octobre qui voit les cars-carrier, navires de transport des véhicules accoster à l’est et l’ouest au niveau des ports de Djen-Djen, Mostaganem et Ghazaouet, qui avec cette seule décision. selon un des transitaires spécialistes en automobile va générer une hausse du prix du véhicule allant jusqu’à 150 000 DA, entre coup de stockage, location d’entrepôt, d’investissement en infrastructures, de logistique humaine à recruter et en plus des frais de transfert.
Le marché automobile connaîtra de véritable changement où seuls les professionnels qui ont déjà investi ou ceux qui ont les reins solides pourront s’adapter à la nouvelle réglementation qui vient de frapper de plein fouet les opérateurs du marché qui croyaient que le marché était acquis : dans certains cas de concessionnaires, la nouvelle loi est bien accueillie, déplorant juste la suppression du crédit. Pour eux, la loi est plutôt un coup de balai pour le tout venant qu’on a laissé pratiquer le commerce automobile.
D’autres nous annoncent que toutes ces mesures visent a réguler les prix du marché qui semble anachronique avec ceux pratiqués ailleurs. Avec un rapport et équipement équivalents de ceux qui se commercialisent en Algérie, les prix sont plus élevés en Algérie.
En effet, après avoir institué une taxe en juin 2008, le marché n’a pas connu de recul étant donné que celle-ci est soutenue à hauteur de 50% par une majorité des concessionnaires. Le marché n’a commencé à enregistrer une première baisse qu’au moment où la banque était sommée de revoir les conditions d’octroi du crédit : en dépit des rabais, le marché a résisté à coup aussi de rabais allant jusqu’à 120 000 et voire plus par d’autres formules avantage-client :
La nouvelle loi complémentaire vient confirmer la surpression définitive du crédit automobile qui va probablement pousser les concessionnaires à faire des crédits ou de bien supers rabais pour vendre.
Il est vrai que tout le monde se réjouit que la loi ne prévoit pas de hausse de la taxe sur les petites cylindrées, mais l’interdiction du crédit automobile mettra fin à cette réjouissance sachant que le marché des petites cylindrées est boosté par le crédit à moins que les distributeurs trouvent des formules pour vendre. Pour cela est-ce qu’ils disposent assez de temps et d’ingéniosité pour être réactifs? Pour cela, nous restons en veille du temps que les agréments définitifs soient totalement délivrés pour connaître la liste définitive des acteurs du marché de l’automobile pour connaître la prochaine évolution de chacun d’entre eux.

K. A.

 

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