La priorité est d’établir une communication entre concessionnaires

139-04-01

Elu depuis seulement deux mois à la tête de l’AC2A, Mohamed Baïri, P-DG du groupe Ival, représentant de trois marques : Iveco, Mazda et Fiat, n’est pas allé de main morte, pour répondre à toutes les questions que nous lui avons adressées au sujet des projets de l’Association. Il semble vouloir mener à bien sa mission en tant que président : Pour lui, les priorités sont déjà définies et il reste ouvert pour mener tous les débats dans l’Association, afin de progresser et d’organiser la profession.

L’auto-marché : Récemment, vous avez été élu à la tête de AC2A en remplacement de M. Abed Eldjouad Saâd ; cela suppose de nouvelles responsabilités et un nouveau plan de charges. Pourrait-on, a priori, savoir un peu plus sur les motivations de ce changement rapide à la tête de cette jeune association ?
Mohamed Baïri : Il est vrai que le premier constat unanime est le retard dans l’action face aux objectifs fixés au départ. Le bureau a donc décidé de procéder au changement.
Un nouveau plan d’actions est élaboré tout de suite après mon élection, mais a priori le dossier de constitution pour l’agrément était la première des choses à faire pour fonctionner dans les règles, le règlement intérieur qui est en train de s’élaborer, avec aussi un cahier des charges auquel doit répondre tout adhérent. Donc, il fallait d’abord exister. Parmi nos priorités aussi un siège car, en effet, on est domicilié à Dar Diaf à Chéraga. Nous avons engagé un chargé de communication qui aura la charge de recueillir les informations et, par la suite, les diffuser aussi bien aux concessionnaires qu’à la presse.
A l’avenir, nous constituerons une sérieuse banque de données. Nous ne restons pas en marge des outils d’information les plus rapides : le site internet de l’association est déjà en conception.
Pour le premier, être à la tête de l’association est une lourde responsabilité que j’espère mener à bien dans le cadre de ma mission, surtout que l’association est professionnelle.

En termes de transition, celleci s’est-elle faite dans la sérénité entre l’ancien et le nouveau responsable ?
Cela s’est bien passé. M. Saâd était fatigué, il avait beaucoup de choses en charge et lui aussi avait émis le voeu de se retirer. Évidement, ce n’est pas fait uniquement de son propre chef, cela a eu lieu dans des conditions consensuelles au sein du bureau.

Vous avez évoqué qu’un chargé de communication a déjà été installé, dont la première vocation est définie, comme vous le dites, à recueillir et à diffuser l’info. Concernant les états des ventes du marché, qui sont importants à plus d’un titre, verrons-nous d’ici peu AC2A être cette source officielle ?
Pour le moment, c’est un des points prioritaires inscrit à l’ordre du jour. Par souci de transparence et pour plus de visibilité sur le marché, nous avons intérêt à parvenir à ce que cela soit la tâche de l’association. Rendre publics ces chiffres des ventes par une source connue et reconnue mettra ainsi fin à la discordance et à la manipulation de ceux-là. A ce moment-là, AC2A devient cette source officielle et surtout crédible, tant recherchée par les professionnels. Ceux-ci concernent évidemment uniquement les adhérents.

Pourquoi cela suppose-t-il que les adhérents soient triés sur le volet ?
L’association est ouverte à tous les professionnels, mais comme je vous l’ai dis plus haut, il y a un règlement intérieur qui est élaboré et un cahier des charges est sur le point d’être finalisé, auquel on doit se conformer, car tout le monde ne peut pas adhérer à l’association et se sentir sous couverture pour vendre n’importe quoi !
L’automobile est une affaire de professionnels.

Vous parlez de l’élaboration d’un cahier des charges pour “réguler” la profession. Pourraiton savoir d’emblée les trois critères sur lesquels vous ne lésinerez pas pour défendre la profession ?
Le principal critère pour prétendre à une concession et à adhérer à l’association est d’avoir une vitrine qui comporte le showroom, un service après-vente et la pièce de rechange en stock. En un mot, la qualité de service.

Autrement dit, quels sont les points qui pourraient exclure un concessionnaire de votre association ?
Comme je vous l’ai dis plus haut, nous sommes encore à l’état de constitution. Actuellement, nous devons déjà rattraper un certain nombre de retards en termes de fonctionnalité. Pour le moment, nous n’avons exclu aucune adhésion. Il n’y a pas eu de tri qui a été fait pour le moment.

Est-ce que vous êtes fonctionnels ?
Oui, nous avons tenu plusieurs réunions au siège, nous sommes en train d’élaborer un plan d’actions suivant l’ordre des priorités. Le cahier des charges est sur le point d’être finalisé, un document important pour toute adhésion.
Pour combler le retard accusé, nous avons eu recours au recrutement de certaines compétences, celles qui vont plancher sur les principaux thèmes arrêtés par les membres. Depuis janvier, nous avons donc un siège et pas mal de choses sont en train de se mettre en place.

Quelles sont vos priorités actuelles ou de l’heure ?
La priorité maintenant est de réussir à communiquer entre nous, un élément important, et qui dit source veut dire moins de manipulation.
Le second point, la pièce de rechange contrefaite, et le troisième point tout aussi important, les doléances des automobilistes qui nécessitent une bonne prise en charge. En somme, être à l’écoute de toute doléance et essayer de solutionner les problèmes. L’AC2A est à l’écoute et pourrait prendre en charge un problème qui se pose entre l’automobiliste et le concessionnaire.
L’automobiliste n’aura à avoir recours à la justice qu’une fois celle-ci a atteint ses limites.
A ce chapitre, une cellule pour les contentieux va être opérationnelle à partir du mois d’avril.

Selon les dernières déclarations de certains concessionnaires, vous semblez partir en rangs dispersés par rapport à certaines décisions ou positions de l’association, Qu’en est-il au juste ? Y aurait-il manquement de débat ou c’est juste un problème de communication ?
En partie, cela est dû au retard accusé par l’association. Maintenant que nous avons décidé de mettre de l’ordre, à commencer par le fonctionnement déjà en mettant en place un plan d’actions, les choses suivront leur cours. Les problèmes de chacun sont énumérés et aujourd’hui nous arrivons à nous dégager pour nous réunir régulièrement au bureau élargi, c’est déjà un pas de franchi et prouve qu’il y a volonté à organiser la profession.

Parmi ces positions individuelles, le contrôle technique des véhicules neufs, pour ne citer que cet exemple…
Le contrôle technique, de mon point de vue, ne gêne nullement, c’est un point supplémentaire pour la sécurité de l’automobiliste. Il est vrai qu’il arrive que des véhicules neufs qui sortent de chaîne présentent un défaut qui pourrait mettre en danger son utilisateur (l’automobiliste). Encore une fois, au risque de me répéter, c’est une sécurité supplémentaire ; et dans le cas où défaut il y a, le véhicule va être rappelé et pris en charge dans le cadre de la garantie. En ce qui concerne le VU et VI, cela n’est pas nouveau pour nous, le contrôle technique se fait systématiquement par les clients à la livraison. Sur nos véhicules Iveco, aucun problème n’est signalé.
Maintenant avec les volumes qui se réalisent, si les centres de contrôle sont assez disponibles et suffisent pour accueillir tout le monde, c’est tant mieux.
Mais pour l’ensemble, cela ne nous dérange pas ; et globalement tous les concessionnaires ne sont pas contre.

Le Salon d’Alger pour cette 11e édition se voit décalé, pour la première fois, à celui de Genève ?
C’est une demande formulée par l’AC2A en 2006, conjointement avec le responsable de la Safex, il a été décidé du report de presque trois semaines.
Un deuxième point aussi a été accepté par la Safex, à savoir de séparer le Salon de l’automobile de celui des véhicules utilitaires et industriels (VU /VI), qui se tiendra au mois d’octobre. On va ainsi vers une spécialisation des Salons, ce qui en partie a réglé le problème d’espace tant décrié par les exposants.

Nous avons appris que certains représentants des poids lourds vont exposer au Salon de l’automobile ?
Il y a un engagement qui a été pris, en ce qui me concerne, je n’exposerai pas l’Iveco ni non plus Mazda utilitaire pour cette 11e édition, le groupe Ival se verra réduit à uniquement la marque Fiat. Nous n’exposerons que le léger.

Chaque continent a son Salon de référence, vous ne pensez pas qu’en décalant le Salon d’Alger de celui de Genève, c’est donner la faveur à celui-ci ? Pour rappel, par le passé, Alger a dévoilé des avantpremières avant Genève, et encore le marché n’était pas aussi important. Alger aurait pu être une référence pour l’Afrique.
Dans ces cas, ce ne serait pas une erreur que de le décaler ?

C’est une très bonne question. Pourquoi pas, en effet, il ne sera pas une référence ! Il est vrai que l’association a beaucoup de choses à prendre en charge. Prenons par exemple le Salon de Casa (Maroc) qui est mieux réputé que celui d’Alger, alors qu’en termes de marché, le marché algérien est plus important. Là aussi l’AC2A va pousser ou motiver pour rétablir les équilibres.

La Peugeot 607, pour ne citer que cet exemple, a démarré sa carrière à partir d’Alger ?
C’est d’ailleurs à ce titre que nous avons jugé utile de reporter le Salon d’Alger de celui de Genève pour pouvoir faire venir les dernières nouveautés exposées à Genève. Et faire venir de hauts responsables des constructeurs.

Mais si on veut lui donner cette dimension internationale et devenir une référence sur le continent, cela n’est possible que si des choix doivent s’imposer pour qu’il soit cette vitrine ?
J’avoue que cette question mérite d’être posée. Honnêtement, nous n’avons pas pensé dans cette optique. Mais si on a pu séparer le Salon du VU et VI, qui se tiendra en octobre de celui du VP qui se tiendra dans quelques jours, cela nécessite la mobilisation de beaucoup de ressources humaines et matérielles.
Concrètement, je ne peux pas d’emblée vous répondre, mais cela nécessite d’être discuté au bureau de l’association.

Justement, il y a décalage, à quel plus pourrait-on s’attendre pour cette 11e édition d’Alger ?
En ce qui nous concerne, nous allons exposer la dernière nouveauté de la marque Fiat, à savoir le Bravo, qui a été présenté en janvier en Italie. S’il y a manque à gagner pour le Salon d’Alger, il n’y a pas que la date, il y a aussi les stands, les constructeurs, associer la presse internationale…
L’autre avantage, c’est que nous accueillerons dans notre stand les patrons de Fiat qui vont venir pour ramener leur plus-value et voir aussi de visu l’évolution des choses.

Plus que trois semaines avant la tenue du Salon d’Alger, quelles sont les dernières décisions prises quant à son inauguration officielle ?
Durant les années passées, le Salon se faisait inaugurer par des officiels, excepté l’édition 2006 qui l’a été par M. Gasmi, P-DG de la Safex, conjointement avec le président de l’AC2A. Pour cette année, ce n’est qu’au courant de la semaine prochaine que nous en saurons plus.

Le problème de prix en ce qui concerne le côté technique s’est toujours posé d’une manière récurrente, qu’en est-il pour cette année ?
On est dans une économie de marché, la Safex est libre de fixer ses tarifs. Libre aux négociateurs au vu des prestations qui s’améliorent. Aujourd’hui, l’association existe et pourrait être, en effet, cette force de suggestion, mais non pas pour décider à la place des concernés. On est là pour instaurer le dialogue dans le but de la progression.

Karima.A

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